Scribes dans l’Égypte ancienne

Être scribe dans l’Égypte ancienne, c’était vivre une vie de savoir, de respect et de richesse …

Au cours du Nouvel Empire, les jeunes Égyptiens d’un certain niveau devaient choisir leur future profession. On pouvait aspirer à devenir soldat, prêtre ou administrateur, mais le rôle de scribe convenait à ceux qui recherchaient le savoir, une vie professionnelle paisible et, surtout, la richesse. La plupart des scribes étaient en fait des fils de scribes.

Le travail d’un scribe consistait essentiellement à lire et à écrire des caractères hiéroglyphiques et hiératiques (le caractère hiératique étant une version abrégée du caractère hiéroglyphique). Ils apprenaient à le faire en fréquentant une école de scribes pendant une période pouvant aller jusqu’à cinq ans, où ils recopiaient laborieusement les nombreux caractères et signes à l’aide d’un pinceau fait de roseaux.

Le scribe assis, vers 2500 avant J.-C., Louvre, Paris

Le scribe assis, vers 2500 avant J.-C., Louvre, Paris

Dans la société égyptienne antique, les scribes étaient très respectés. Les gens pensaient que le fait de mettre les paroles par écrit les rendait vraies.

Seule une très faible proportion de la population savait lire et écrire, de sorte que les scribes étaient occupés dans les villages à consigner les comptes et les affaires juridiques. Ils travaillaient également pour l’armée, enregistrant les campagnes (vous pouvez les voir représentés en retrait d’une bataille et notant les événements) et, par la suite, comptant les morts de l’ennemi.

Les scribes de grand talent et de grande compétence pouvaient trouver un poste au sein de la maison royale ; un chanceux pouvait même être promu au poste de vizir, second du pharaon. Un scribe, Horemheb, est passé du statut de scribe militaire à celui de pharaon !

Les scribes pouvaient être très artistiques. Ils dessinaient sur les murs des tombes et des temples des contours destinés à être gravés par des sculpteurs, et nous avons des preuves de poèmes d’amour écrits par des scribes. Un scribe, Kenhirkhepshef, était un historien qui visitait les tombes et les temples pour faire des recherches sur le passé, et il a dressé une liste chronologique des pharaons du Nouvel Empire.

Les scribes étaient si essentiels en Égypte qu’ils avaient leur propre divinité. Thot était le dieu de la sagesse et de la connaissance, de l’écriture et des hiéroglyphes. (On croyait que Thot avait inventé l’écriture et les hiéroglyphes, ainsi que la lecture (et bien d’autres aspects de la connaissance). Il est l’auteur du Livre de Thot, un texte très sacré.

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Thot était souvent représenté avec une tête d’ibis, de sorte qu’un scribe pouvait être symbolisé par un ibis. Les scribes le priaient :

Viens à moi, Thot, ô noble ibis… Viens à moi et donne-moi des conseils pour me rendre habile dans ton métier. Celui qui la maîtrise est jugé apte à exercer une fonction… Le destin et la fortune t’accompagnent.

Dans l’Égypte ancienne, le métier de scribe était certainement le meilleur de tous les métiers. Dans la Satire des métiers, écrite par un père pour son fils et souvent copiée par les scribes à l’école, on trouve la recommandation élogieuse suivante pour ce travail :

Le métier de scribe est le plus grand de tous les métiers, il n’y en a pas de semblable dans tout le pays… Écoutez, il n’y a pas de métier sans patron, sauf pour le scribe – c’est lui le patron.

Cela me semble être un bon travail !

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